Eau vue à la télé

Publié le dans Ma vision de l'eau.

Jeudi 3 septembre 2015, l’émission Comment çà va bien merci sur France2 abordait la qualité de l’eau du robinet. Si son animateur Stéphane Bern a fait assaut de bonnes questions, les réponses du chroniqueur “(qui) depuis 10 ans, combat les idées reçues en matière d’alimentation, de sport et de santé” ont été approximatives, pour le moins. Elles méritent donc que j’y mette mon grain de sel.

Cette chronique sur l’eau du robinet dans l’émission Comment çà va bien merci avait pourtant bien commencé puisque le Centre d’Information sur l’eau était cité ! La suite a montré que la préparation de l’émission aurait gagné si les journalistes s’étaient inspirés des contenus que le Centre d’information sur l’eau met à leur disposition.

A été occulté le fait que l’eau du robinet est le produit alimentaire le plus contrôlé (13 millions d’analyses par an), du point de ressource au robinet du consommateur. Tout comme les traitements plus ou moins poussés que l’eau d’une ressource doit subir pour devenir de l’eau potable, c’est à dire une eau qui répond à un ensemble de valeurs mesurées et qui ainsi ne présente aucun risque pour la santé des personnes. C’est notamment le cas pour les paramètres microbiologiques, nitrates et pesticides.

Il a été mensonger de dire que le Gouvernement cachait la situation des nitrates et des pesticides dans l’eau du robinet. Les données du ministère de la Santé sont à la disposition de tous, notamment sous la forme d’une adresse internet www.eaupotable.sante.gouv.fr où chacun peut s’informer sur la qualité de l’eau dans sa commune. Selon le rapport de ce ministère, 96,7% de la population a été alimentée en permanence par une eau de bonne qualité bactériologique, 99,1 % par une eau respectant la limite de qualité par les nitrates et 95,5 % par une eau respectant la limite de qualité pour les pesticides.

En ce qui concerne l’éventuelle présence de sels d’aluminium dans l’eau, il convient de rappeler que les travaux d’experts, dont ceux de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) n’ont pas retenu de lien causal entre l’exposition à l’aluminium par voie digestive et maladie d’Alzheimer. En France, 98,4 % des analyses étaient conformes à la référence de qualité en vigueur.

Enfin, l’utilisation des carafes filtrantes, selon les tests des associations de consommateurs notamment, ne permet pas de retirer les éventuelles traces de nitrates. Cela peut même présenter un risque microbiologique ou même chimique (relargage des sels d’argent).

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