Solidarité eau

Publié le dans Mes actes au quotidien.

Les Restaus du Cœur rouvrent aujourd’hui pour l’hiver. Près d’un million de Français en ont besoin pour se nourrir. Ces mêmes personnes éprouvent sans doute des difficultés à faire face aux dépenses liées à leur habitation. La plupart des conseils généraux ont donc mis en place un dispositif unique pour les aider à régler des impayés en matière de logement.  C’est le Fonds de solidarité pour le Logement (FSL).

Celui-ci aide notamment à payer les factures d’eau en souffrance. En effet, même si la consommation d’eau pour se laver, entretenir sa maison, cuisiner et boire revient à environ 1 euro par jour à un foyer français, on sait que beaucoup de nos concitoyens ont du mal à régler leur facture d’eau. Les entreprises de l’eau sont engagées pour aider les plus démunis dans leur accès à l’eau dans les 73 départements ayant mis en place le FSL. La dette de l’abonné est supportée par un abandon de créances et l’abandon d’éventuels frais (fermeture et réouverture du branchement, recouvrement d’huissier, pénalités de retard), le département prenant en charge l’ensemble des taxes et redevances imputables à la facturation de l’eau et de l’assainissement perçues pour le compte de tiers (Etat, Agence de l’eau, collectivités locales…). A partir du moment où le dossier est déposé, aucune coupure d’eau ne peut être effectuée. La collaboration entre services départementaux et services clientèle des sociétés permet également d’accompagner de manière préventive les clients en situation difficile en les aidant au mieux à gérer leur consommation et leur facture d’eau. En 2010, près de 40 000 dossiers ont été traités et les abandons de créances se sont montés à près de 2,5 millions d’euros.

Les élus locaux, par leur proximité avec les citoyens, peuvent porter une attention particulière aux personnes les plus démunies privées d’une desserte en eau : sans-abri ou en logement précaire, gens du voyage, forains… Un peu partout en France, sans faire forcément du bruit des solutions pragmatiques d’ accès à l’eau potable ou à l’assainissement sont mises en place. Ce peut être par la réouverture des fontaines publiques à proximité des bâtiments administratifs et culturels, ou des marchés, dans les espaces verts ou dans les sites sportifs. Ces bornes fontaines sont souvent gratuites mais d’autres délivrent de l’eau grâce à une carte prépayée lorsqu’il s’agit de pallier à un manque d’adduction d’eau et non de manque de moyens. Des cartes de localisation des fontaines et la fourniture de contenants existent également. Dans certains cas, on maintient même l’accès à l’eau dans les squatts. On voit aussi l’apparition de camions solidaires équipés en douches, lavabo, WC pour aller à la rencontre d’hommes et de femmes en situation de précarité, de marginalisation ou d’errance. Un peu partout, les bains-douches municipaux réouvrent leurs portes car la mauvaise hygiène est un facteur d’exclusion supplémentaire, socialement et professionnellement. Sans compter la multiplication des sanisettes.

Le Centre d’information sur l’eau rappelle que “le droit d’accéder à l’eau potable dans des conditions économiquement acceptables par tous” a été institué en France par la loi sur l’eau et les milieux aquatiques de 2006.

 

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