Les masques jetables et leur impact sur la pollution de l’eau

Publié le dans Planète, Pratique, Santé.

Depuis l’apparition de l’épidémie du Coronavirus, les masques font partie de notre quotidien. Pas un jour ne passe sans que nous ne sortions un masque pour nous protéger et protéger les autres du virus responsable de la Covid-19. Il en existe plusieurs types, parmi lesquels les masques jetables à usage unique, qui sont largement utilisés par nos concitoyens. Hélas, il n’existe pas encore de filière de recyclage pour ce type de déchets, une fois les masques utilisés.

Et bien souvent, les masques jetables sont retrouvés dans le caniveau ou dans la nature, et finissent par échouer dans les océans provoquant ainsi de terribles dégâts pour l’environnement et en particulier les espèces marines.

Les masques jetables : nouvelle source de pollution

Depuis quelques mois, l’utilisation des masques explose littéralement. Entre les masques qui tombent par mégarde d’un sac et ceux qui sont négligemment jetés par terre, on retrouve une quantité énorme de masques souillés dans la nature.

De nombreuses photos publiées sur les réseaux sociaux montrent des masques à usage unique retrouvés dans les caniveaux, dans les forêts, sur les trottoirs ou encore flottants sur des cours d’eau…

Des masques qui protègent du virus mais pouvant être source de contamination

Les masques souillés et jetés par terre sont des déchets infectieux qui peuvent contaminer les agents de propreté ou encore les enfants tentés de les ramasser ou de les toucher.

Des océans pollués et des espèces marines menacées

Les masques chirurgicaux à usage unique ne sont pas des déchets organiques facilement biodégradables dans la nature. Ainsi, ces masques souillés et jetés peuvent non seulement être sources de contamination, mais sont également nocifs pour l’environnement.

Chargée de nettoyer les fonds marins, l’association « Opération Mer Propre » située sur la Côte d’Azur, retrouve dans la mer, de plus en plus de déchets liés au Covid-19: masques, flacons de gel hydro-alcoolique, gants en plastique…

“Sachant que plus de 2 milliards de masques jetables ont été commandés, bientôt il risque d’y avoir plus de masques que de méduses dans les eaux de la Méditerranée”, se désole l’association.

Aussi légers et discrets soient-ils, les masques à usage unique représentent un vrai danger pour les océans et les espèces marines qui les abritent. Une fois jetés, ils finissent bien souvent leur course dans la mer, soit sous leur forme initiale, soit sous forme de microparticules, particulièrement nocives pour les animaux marins. Les poissons ont en effet tendance à confondre ces déchets avec des proies et ingèrent ces produits toxiques menaçant ainsi les espèces.

Des déchets gorgés de produits chimiques

Les masques chirurgicaux jetables contiennent des matières plastiques provenant du pétrole, comme le polyropylène, non biodégradable et non recyclable ainsi que d’autres substances chimiques qui, à terme, participent à la destruction des écosystèmes marins. Et souvenons-nous que ces masques à usage unique pourraient mettre jusqu’à 400 ans pour se décomposer totalement dans la nature.

Des canalisations bouchées

Lorsqu’ils ne terminent pas leur parcours dans les océans, les masques usagés et jetés dans le caniveau bouchent les canalisations et finissent par perturber les systèmes d’assainissement des eaux usées.

Que faire de ses masques usagés ? Où les jeter ?

En attendant de mettre au point une filière de recyclage pour les masques jetables, le Ministère de l’Écologie livre ces quelques recommandations :

  • Lorsque le masque a été utilisé, placez-le dans un sac en plastique dédié à tous les masques usagés du foyer,
  • Lorsque ce sac est rempli, fermez-le puis conservez-le durant 24 heures,
  • Enfin, jetez ce sac rempli de masques dans la poubelle noire des ordures ménagères.

Masques jetables ou masques en tissu : lesquels privilégier ?

Assurant une filtration minimale de 95 % des particules, les masques chirurgicaux sont plus particulièrement indiqués pour les personnes à risques :

  • Les personnels soignants
  • Les personnes âgées de plus 65 ans
  • Les personnes atteintes d’une maladie chronique ou fragilisant leur système immunitaire : diabète, obésité, cancers…
  • Les femmes enceintes au troisième trimestre de grossesse.

Pour le reste de la population, il est plutôt conseillé d’utiliser un masque alternatif en tissu, lavable jusqu’à 20 fois et respectant la norme Afnor. Ces masques sont certes légèrement moins filtrants que les masques FFP2 ou que les masques chirurgicaux, mais ils sont beaucoup moins nocifs pour l’environnement.

La plateforme solidaire des masques barrière Afnor met à disposition du grand public de nombreuses informations pour trouver des masques à titre gratuit ou pour trouver des artisans qui proposent des masques à prix coûtant.

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